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La citédeMont-Louis |
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Nous voici devant l'entrée principale. |
Ouverts au sud, la Porte de France et son pont-levis servent de préambule à l’unique accès de Mont-Louis. Le poste d’octroi contrôlait l’entrée du porche de la ville. Pris dans le rempart de casernement, ce passage couvert était sécurisé par un pont-levis (qui n’existe plus), trois portes, une herse et deux salles de corps-de-gardes. Mis au point par Vauban, ce système de fortifications militaires a permis à la cité de Mont-Louis de ne jamais être assiégée, l’autorité de sa masse imposante défiant toute attaque ennemie. La seule bataille proche des murailles eut lieu au col de la Perche, en 1793, où les Espagnols furent repoussés avant même d’avoir mis en action leurs batteries d’artillerie. | Passage sous l'épaisse muraille! Ces remparts pleins et maçonnés ont plusieurs mètres d’épaisseur. Lors de la visite du four solaire, le tunnel voûté d’accès au bastion permet de traverser toute la muraille. |
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A l'assaut des remparts ! |
![]() Mont-Louis en été ! ![]() |
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Un peu d'histoire : MONT-LOUIS OU LA CREATION D’UNE VILLE FRANÇAISE A LA VAUBAN La guerre de Hollande (1673-1678) relance les hostilités entre la France et l’Espagne. La victoire française - avec la destruction de Puigcerdà - va permettre à Louis XIV d’asseoir son autorité sur la frontière catalane, en particulier en Cerdagne et Conflent, où la population ne s’est pas toujours ralliée aux Français. La paix aura aussi une conséquence considérable sur le système défensif roussillonnais, qui se métamorphose durant les années suivantes. Perpignan, Collioure, Fort des Bains, Bellegarde et Villefranche-de-Conflent sont améliorés. Enfin, l’une des plus belles places construites par Vauban sort de terre : Mont-Louis. En effet, la zone montagnarde de Cerdagne n’est plus sous le contrôle des Espagnols, mais elle n’est pas pour autant sous celui des Français. Il faut donc construire une nouvelle place en remplacement de celle de Puigcerdà. Le choix du site à fortifier s’avère problématique et les projets seront nombreux. Face à l’importance de la question, Louis XIV va envoyer son Commissaire général des fortifications, VAUBAN. En avril 1679, Vauban va visiter l’ensemble des places du Roussillon et de Cerdagne et établir des projets de travaux pour chacune d’elles. Le Vilar d’Ovença est un hameau avec quatre maisons habitées et une tour. Sa situation stratégique est des plus intéressantes : aux portes de la Cerdagne, le lieu contrôle l’entrée du Conflent par la vallée de la Têt et du Capcir vers le pays de Foix et le Languedoc. Autre avantage, les matériaux de construction se trouvent à proximité : pierre de taille, moellons, eau, sable, bois et chaux.L’inconvénient majeur est le froid « un air un peu froid à la vérité, mais si sain que les habitants m’ont dit leur être ordinaire dy vivre des 80 ou 90 jusqu’à 100 ans. » Vauban propose une place avec une citadelle, une ville haute et une ville basse. Les travaux de Montlouis démarrent dès juin 1679. La rigueur des hivers réduit le temps des travaux à la période d’avril à octobre. Ce sont plus de 3500 soldats allemands, suisses, anglo-saxons ou français et quelques 500 artisans français : tailleurs de pierre, charpentiers, puisatiers, menuisiers, maçons, forgerons, puisatiers…) qui édifieront l’essentiel des défenses et bâtiments de la citadelle et de la ville haute, en 18 mois. En octobre 1681, le premier gouverneur inaugurera la place. La ville sera une place forte redoutable, car aucune armée ne pourra l'attaquer de front. Ultime trace française aux confins du Royaume, on parlera de la route de "Paris à Mont-Louis". |
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| Le TRAITE des PYRENEES Le 7 novembre 1659, un traité inespéré met fin à une interminable guerre, la guerre de Trente Ans, qui oppose les dynasties, française des Bourbons et espagnole des Habsbourg. Le Traité des Pyrénées est signé entre Mazarin, ministre de Louis XIV et Don Luis de Haro, premier ministre du roi Philippe IV d’Espagne. L’Espagne, vaincue cède plusieurs places fortes en Flandre et aux frontières du duché de Lorraine. Mais surtout, elle abandonne à la France l’Artois, le Roussillon et 33 villages de Cerdagne. | |||||||||